Pourquoi la DAO nous intéresse
L’histamine est une molécule qui se forme naturellement dans de nombreux aliments, surtout les fermentés (fromages affinés, charcuterie, vin, conserves de poisson), et sa quantité varie énormément d’un produit à l’autre. En conditions normales, elle ne pose aucun problème : arrivée dans l’intestin, une enzyme appelée diamine oxydase (DAO) la dégrade avant qu’elle ne passe dans le sang. L’EFSA estime qu’une personne en bonne santé tolère sans difficulté entre 25 et 50 mg d’histamine par repas.
Le problème apparaît lorsque cette enzyme ne travaille pas assez vite. C’est ce que l’on appelle l’intolérance à l’histamine, une situation qui toucherait au moins 1 à 3 % de la population et que l’on associe à des gênes très variées (maux de tête, démangeaisons, rougeur du visage, congestion ou symptômes digestifs). La réponse classique a été le régime pauvre en histamine, mais il est si restrictif qu’il est difficile à tenir dans la durée. D’où l’intérêt croissant pour les compléments qui apportent de la DAO et aident à dégrader l’histamine de l’alimentation elle-même.
Ce qui a été comparé, et pourquoi c’est inédit
Jusqu’ici, différentes sources de DAO avaient été étudiées séparément, avec des méthodes et des laboratoires différents, ce qui rendait impossible toute comparaison réelle. Ce travail est le premier à les mettre toutes les trois face à face dans les mêmes conditions :
DAO végétale : germes germés et lyophilisés de pois vert, pois chiche, lentille et soja.
DAO animale : extrait protéique de rein de porc, la source autorisée dans l’Union européenne depuis 2017 et celle que contiennent aujourd’hui la plupart des compléments du marché.
DAO microbienne : enzyme de la levure Yarrowia lipolytica, produite par biotechnologie et encore au stade de la recherche.
Quatre aspects ont été mesurés : quelle activité possède chacune, avec quelle efficacité elle se lie à l’histamine, quelles autres amines elle est capable de dégrader et, sans doute le plus pertinent en pratique, combien de temps elle reste active dans l’intestin.
Activité : la levure domine, et chez les plantes c’est le pois qui gagne
La DAO microbienne a montré de loin l’activité spécifique la plus élevée (11,12 nkat/mg de protéine), environ 20 fois au-dessus des sources végétales et environ 300 fois au-dessus de l’animale. Parmi les germes végétaux, le pois vert a été le plus puissant (0,50 nkat/mg), suivi du pois chiche et de la lentille ; le soja est resté nettement en retrait. L’extrait de rein de porc a enregistré 0,03 nkat/mg.
L’avantage de l’origine végétale : elle ne se bloque pas et tient plus longtemps
C’est ici qu’apparaissent les deux résultats les plus intéressants pour qui pense à un complément réel, et non à un tube à essai.
Le premier concerne la saturation. Les DAO de porc et de levure souffrent de ce que l’on appelle l’inhibition par le substrat : lorsqu’il y a beaucoup d’histamine autour, l’histamine elle-même les bloque et elles rendent moins précisément quand on en a le plus besoin. Dans le cas porcin, ce freinage se détecte déjà à de faibles concentrations. La DAO végétale, en revanche, n’a montré ce comportement dans aucune des quatre légumineuses étudiées, autrement dit elle continue de travailler même face à des repas particulièrement chargés en histamine. C’est la première fois que cette différence est décrite.
Le second est la résistance à la digestion. Soumis à des conditions intestinales simulées (pH 6,8, 37 °C, enzymes pancréatiques et nutriments), les germes lyophilisés de pois vert ont conservé la moitié de leur activité à 60 minutes et en gardaient encore 40 % au bout de trois heures. Les DAO de rein de porc et de levure ont résisté 30 et 20 minutes respectivement, et étaient complètement inactives avant une heure et demie. Traduit dans la vie réelle : l’enzyme végétale accompagne le repas bien plus longtemps dans l’intestin.
Chaque source a ses préférences
L’histamine ne voyage pas seule. Dans les aliments fermentés apparaissent aussi d’autres amines biogènes (cadavérine, putrescine, tyramine) qui se disputent la même enzyme. Les DAO végétales se sont montrées particulièrement efficaces face à la cadavérine et à la putrescine, celle de rein de porc a à peine distingué les unes des autres et n’a pas dégradé la tyramine du tout, et la microbienne s’est distinguée surtout face à la tyramine. Ce sont des profils complémentaires, et savoir lequel est lequel permet de choisir la source selon le type d’aliment et l’objectif.
En résumé
L’étude confirme que toutes les DAO ne se valent pas et que le choix de la source a des conséquences pratiques. La voie microbienne est la plus puissante sur le papier et promet beaucoup pour l’avenir. La source végétale, et en particulier le germe de pois vert, associe une activité solide à deux qualités qui se traduisent directement en performance dans l’intestin : elle ne se bloque pas face à de fortes concentrations d’histamine et reste active bien plus longtemps. S’y ajoute un avantage loin d’être mineur sur le marché actuel : son origine 100 % végétale la rend adaptée aux populations végétariennes, véganes ou soumises à des restrictions alimentaires d’ordre religieux.
NaturDAO, pionnier de la DAO végétale
Tout cela cesse d’être théorique lorsque cela arrive jusqu’au consommateur, et il convient ici de rappeler une donnée : NaturDAO a été le premier complément alimentaire du marché formulé avec de la DAO d’origine végétale. Avant lui, qui voulait soutenir son enzyme n’avait que la voie animale à portée de main.
Cette avance n’a rien d’un hasard. Miser sur le germe de pois (Pisum sativum) revenait à choisir précisément la source végétale que la science a confirmée peu à peu comme la plus active, celle qui ne se bloque pas quand le repas est chargé en histamine et celle qui résiste le mieux au passage dans l’intestin. Aujourd’hui, les données comparatives donnent raison à ce pari.
À l’évidence scientifique s’ajoute l’évidence tout court : une formule 100 % végétale, adaptée à qui suit une alimentation végétarienne ou végane et à qui ne consomme pas de dérivés porcins par conviction ou par croyance religieuse. Être le premier a ouvert la catégorie. Les résultats que publie aujourd’hui la littérature scientifique expliquent pourquoi cela valait la peine de l’ouvrir.
Source
Costa-Català J, Kettner L, Latorre-Moratalla ML, Vidal-Carou MC, Comas-Basté O, Fischer L. Comparative characterization of diamine oxidase (DAO) activity from plant, animal and microbial matrices. Food Bioscience. 2025;73:107771. DOI: 10.1016/j.fbio.2025.107771.
